Chaque saison de Lost est un évènement en soit. D'une, parce que le fanbase qui est derrière attend depuis des mois le retour de leur série culte, deuxièmement parce que la série est probablement une des dernières bonnes séries produite par les chaînes non-cablés américaines. C'est donc avec une excitation comme seul Lost est capable de susciter que démarre le season premiere qui caresse le fan dans le sens du poil en servant une séquence d'intro (référence aux débuts des saisons 2 et 3) faisant bondir le spectateur au moins 2 fois avant l'arrivée du titre. Quoi qu'on en dise, putain que c'est bon.
Break the rules
Premier choc une fois le premier épisode terminé: la série n'en a pas finie de s'affranchir de ses propres règles en brisant une fois de plus les codes qu'elle s'était imposée depuis ses débuts. Après le coup (magistral) des flashforwards en saison 4, ici plus de repères: le bordel total. La série avait déjà fait exploser les clichés de ses personnages au fil des saisons via les flashbacks, par la suite elle a explorée tous les moyens possibles de représentation de la temporalité à l'écran (flashbacks avant île, flashforwards après île, flashbacks sur l'île, épisodes simultanés, flashbacks couvrant des évènements déjà survenus selon un autre point de vue, flashbacks par voyage dans le temps, sous forme de souvenirs ou simple construction de l'histoire... j'en oublie) et cette fois la narration innove encore en supprimant les centrics, ces flashs axés sur les personnages qui caractérisaient la série pour ne proposer plus que 2 storylines éclatées: l'action sur l'île (qui se barre sévèrement en couille depuis que nos personnages se retrouvent toutes les deux minutes à différentes époque sur celle-ci) et l'histoire de nos Oceanic Six de retour à la civilisation et suivant leur destin que tout semble voué à les ramener sur l'île.
Time Paradoxe
Il n'y a pas à dire, après avoir laissé l'an dernier Jack et Ben au dessus du cercueil d'un John "Jeremy Bentham" Locke dont la mort par suicide semble encore mystérieuse, ça fait vraiment plaisir de retrouver notre bande de survivants. Du côté des Oceanic Six c'est l'état de crise. Chacun fait face à ses petits problèmes qui, semble-t-il, vont les pousser à retourner sur l'île qu'il n'étaient pas censé quitter. Jack "have to go back" on le sait depuis la fin de saison 3, et son alliance avec Ben, tellement improbable si l'idée avait été soulevée en saison 3, devient juste jubilatoire. Quant à Kate, voilà que l'on cherche à vérifier si elle est bien la mère d'Aaron: une bonne raison pour elle de prendre la fuite, chose qu'elle a quasiment fait toute sa vie. Sayid, devenu un Charles Bronson moderne avide de vengeance est mal en point après la flèche (empoisonnée?) qu'il a reçue, affaire à suivre... Moins évident cependant pour Sun qui se rapproche dangereusement de Widmore ainsi que pour Hurley qui cherche par tous les moyens à éviter l'inévitable. Ses fantômes le hantent, Ben a besoin de lui, avec un meurtre présumé sur les épaules, les choses se compliquent. Desmond et Penny restent en retrait mais l'idée de les faire revenir sur l'île ne semble pas être des plus évidentes. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l'oracle (Mrs. Hawkings) réapparaît et annonce à Ben qu'il ne lui reste que 70 heures pour mettre tout ça en place. Le compte à rebours est lancé.
Sur l'île aussi c'est la panique. Les bonds dans le temps que font les personnages rendent l'histoire encore plus complexe et déstabilisante. J'attends déjà les critiques des détracteurs qui démontent la série depuis la saison 2 (mais pourquoi vous regardez encore ?) et j'applaudis l'audace des scénaristes d'avoir créé une série aussi barrée et complexe sur un channel comme ABC. A côté de Desperate Housewives, Grey's anatomy et Ugly Betty, il y a de quoi se demander ce que fout la série sur cette chaîne. Revenons à nos personnages. Locke est en bout de course comme on le sait mais il n'a jamais été aussi passionnant. Il a enfin assumé son statut de sauveur et cela va passer par une mort (voyez-y des symboles bibliques ou scientologiques si vous voulez, ça n'empêche pas la dramaturgie du récit d'être puissante). La scène entre Alpert et lui est vraiment amère et contient déjà en elle-même la tragédie à venir. Un moment fort. Sawyer, Juliet et les 3 personnages apparus l'an dernier (Miles, Faraday et Charlotte) sont au centre des différentes intrigues sur l'île et réduire les aventures tropicales à ces personnages leur donne bien plus d'importance qu'ils ne pouvaient en avoir auparavant. Sawyer reste Sawyer et s'impose comme le Moundir local (comme le prouve sa claque à Faraday), Juliet en quelques scène s'affirme bien plus que durant toute la saison 4 et notre heroic trio semble un peu à l'ouest à l'exception de Faraday dont l'importance et le lien avec Desmond le détermine à tenir un rôle crucial par la suite, comme le prouve l'introduction de la saison où il est dans les grottes de la futur station The Orchid.
Every day, it's getting closer...
Avec cette nouvelle narration, on perçoit clairement que la fin de la série se profile à l'horizon et que les scénaristes sont en full alert pour faire s'enchaîner les péripéties et les réponses aux mystères accumulés depuis de le début. Le résultat c'est un rythme effréné qui laisse à peine le temps au spectateur de souffler. Un décalage total comparé à ce à quoi nous avait habitué la série depuis 4 saisons en prenant sont temps et en laissant de la place aux scènes plus légères. C'est également peut-être le reproche, ou plutôt l'inquiétude que l'on peut avoir à la vision de ces deux premiers épisodes. Car si le rythme et les rebondissements peuvent contenter les fans de 24 et Prison Break, il est moins sûr que ce soit ce que cherchent les fans de Lost. Espérons que les scénaristes n'oublient pas ce qui a fait le succès de la série et qui la rend intéressante à plusieurs visions, à savoir les mystères, les fausses pistes, les indices disséminés et autres messages subliminaux ainsi que les nombreuses références à des oeuvres tissant des similarités avec la mythologie lostienne. Il ne faut pas non plus que la série oublie ses scènes plus calmes, plus intimistes durant lesquelles on peut voir les personnages se dévoiler et évoluer et qui sont à l'origine des innombrables dialogues les plus savoureux de la série. La fin est proche et pourtant les scénaristes n'hésitent pas à apporter toujours plus de questions, même si l'ont sent que celles-ci sont la clé pour nous ouvrir à des réponses bien plus vastes encore. Pourquoi nos héros font des bonds dans le temps ? Qui sont les soldats aperçus dans le deuxième épisode ? Comment Locke va-t-il retourner à la civilisation ? Autant de réponses qu'il me tarde de découvrir et qui pourtant nous amènent inévitablement à la fin de la série. Comme dirais Locke "C'est le destin!".
Break the rules
Premier choc une fois le premier épisode terminé: la série n'en a pas finie de s'affranchir de ses propres règles en brisant une fois de plus les codes qu'elle s'était imposée depuis ses débuts. Après le coup (magistral) des flashforwards en saison 4, ici plus de repères: le bordel total. La série avait déjà fait exploser les clichés de ses personnages au fil des saisons via les flashbacks, par la suite elle a explorée tous les moyens possibles de représentation de la temporalité à l'écran (flashbacks avant île, flashforwards après île, flashbacks sur l'île, épisodes simultanés, flashbacks couvrant des évènements déjà survenus selon un autre point de vue, flashbacks par voyage dans le temps, sous forme de souvenirs ou simple construction de l'histoire... j'en oublie) et cette fois la narration innove encore en supprimant les centrics, ces flashs axés sur les personnages qui caractérisaient la série pour ne proposer plus que 2 storylines éclatées: l'action sur l'île (qui se barre sévèrement en couille depuis que nos personnages se retrouvent toutes les deux minutes à différentes époque sur celle-ci) et l'histoire de nos Oceanic Six de retour à la civilisation et suivant leur destin que tout semble voué à les ramener sur l'île.
Time Paradoxe
Il n'y a pas à dire, après avoir laissé l'an dernier Jack et Ben au dessus du cercueil d'un John "Jeremy Bentham" Locke dont la mort par suicide semble encore mystérieuse, ça fait vraiment plaisir de retrouver notre bande de survivants. Du côté des Oceanic Six c'est l'état de crise. Chacun fait face à ses petits problèmes qui, semble-t-il, vont les pousser à retourner sur l'île qu'il n'étaient pas censé quitter. Jack "have to go back" on le sait depuis la fin de saison 3, et son alliance avec Ben, tellement improbable si l'idée avait été soulevée en saison 3, devient juste jubilatoire. Quant à Kate, voilà que l'on cherche à vérifier si elle est bien la mère d'Aaron: une bonne raison pour elle de prendre la fuite, chose qu'elle a quasiment fait toute sa vie. Sayid, devenu un Charles Bronson moderne avide de vengeance est mal en point après la flèche (empoisonnée?) qu'il a reçue, affaire à suivre... Moins évident cependant pour Sun qui se rapproche dangereusement de Widmore ainsi que pour Hurley qui cherche par tous les moyens à éviter l'inévitable. Ses fantômes le hantent, Ben a besoin de lui, avec un meurtre présumé sur les épaules, les choses se compliquent. Desmond et Penny restent en retrait mais l'idée de les faire revenir sur l'île ne semble pas être des plus évidentes. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l'oracle (Mrs. Hawkings) réapparaît et annonce à Ben qu'il ne lui reste que 70 heures pour mettre tout ça en place. Le compte à rebours est lancé.
Sur l'île aussi c'est la panique. Les bonds dans le temps que font les personnages rendent l'histoire encore plus complexe et déstabilisante. J'attends déjà les critiques des détracteurs qui démontent la série depuis la saison 2 (mais pourquoi vous regardez encore ?) et j'applaudis l'audace des scénaristes d'avoir créé une série aussi barrée et complexe sur un channel comme ABC. A côté de Desperate Housewives, Grey's anatomy et Ugly Betty, il y a de quoi se demander ce que fout la série sur cette chaîne. Revenons à nos personnages. Locke est en bout de course comme on le sait mais il n'a jamais été aussi passionnant. Il a enfin assumé son statut de sauveur et cela va passer par une mort (voyez-y des symboles bibliques ou scientologiques si vous voulez, ça n'empêche pas la dramaturgie du récit d'être puissante). La scène entre Alpert et lui est vraiment amère et contient déjà en elle-même la tragédie à venir. Un moment fort. Sawyer, Juliet et les 3 personnages apparus l'an dernier (Miles, Faraday et Charlotte) sont au centre des différentes intrigues sur l'île et réduire les aventures tropicales à ces personnages leur donne bien plus d'importance qu'ils ne pouvaient en avoir auparavant. Sawyer reste Sawyer et s'impose comme le Moundir local (comme le prouve sa claque à Faraday), Juliet en quelques scène s'affirme bien plus que durant toute la saison 4 et notre heroic trio semble un peu à l'ouest à l'exception de Faraday dont l'importance et le lien avec Desmond le détermine à tenir un rôle crucial par la suite, comme le prouve l'introduction de la saison où il est dans les grottes de la futur station The Orchid.
Every day, it's getting closer...
Avec cette nouvelle narration, on perçoit clairement que la fin de la série se profile à l'horizon et que les scénaristes sont en full alert pour faire s'enchaîner les péripéties et les réponses aux mystères accumulés depuis de le début. Le résultat c'est un rythme effréné qui laisse à peine le temps au spectateur de souffler. Un décalage total comparé à ce à quoi nous avait habitué la série depuis 4 saisons en prenant sont temps et en laissant de la place aux scènes plus légères. C'est également peut-être le reproche, ou plutôt l'inquiétude que l'on peut avoir à la vision de ces deux premiers épisodes. Car si le rythme et les rebondissements peuvent contenter les fans de 24 et Prison Break, il est moins sûr que ce soit ce que cherchent les fans de Lost. Espérons que les scénaristes n'oublient pas ce qui a fait le succès de la série et qui la rend intéressante à plusieurs visions, à savoir les mystères, les fausses pistes, les indices disséminés et autres messages subliminaux ainsi que les nombreuses références à des oeuvres tissant des similarités avec la mythologie lostienne. Il ne faut pas non plus que la série oublie ses scènes plus calmes, plus intimistes durant lesquelles on peut voir les personnages se dévoiler et évoluer et qui sont à l'origine des innombrables dialogues les plus savoureux de la série. La fin est proche et pourtant les scénaristes n'hésitent pas à apporter toujours plus de questions, même si l'ont sent que celles-ci sont la clé pour nous ouvrir à des réponses bien plus vastes encore. Pourquoi nos héros font des bonds dans le temps ? Qui sont les soldats aperçus dans le deuxième épisode ? Comment Locke va-t-il retourner à la civilisation ? Autant de réponses qu'il me tarde de découvrir et qui pourtant nous amènent inévitablement à la fin de la série. Comme dirais Locke "C'est le destin!".

