Lost 5x01 "Because you left" et 5x02 "The Lie" Spoilers!!!

Lost 5x01 "Because you left" et 5x02 "The Lie" Spoilers!!!
Chaque saison de Lost est un évènement en soit. D'une, parce que le fanbase qui est derrière attend depuis des mois le retour de leur série culte, deuxièmement parce que la série est probablement une des dernières bonnes séries produite par les chaînes non-cablés américaines. C'est donc avec une excitation comme seul Lost est capable de susciter que démarre le season premiere qui caresse le fan dans le sens du poil en servant une séquence d'intro (référence aux débuts des saisons 2 et 3) faisant bondir le spectateur au moins 2 fois avant l'arrivée du titre. Quoi qu'on en dise, putain que c'est bon.


Break the rules

Premier choc une fois le premier épisode terminé: la série n'en a pas finie de s'affranchir de ses propres règles en brisant une fois de plus les codes qu'elle s'était imposée depuis ses débuts. Après le coup (magistral) des flashforwards en saison 4, ici plus de repères: le bordel total. La série avait déjà fait exploser les clichés de ses personnages au fil des saisons via les flashbacks, par la suite elle a explorée tous les moyens possibles de représentation de la temporalité à l'écran (flashbacks avant île, flashforwards après île, flashbacks sur l'île, épisodes simultanés, flashbacks couvrant des évènements déjà survenus selon un autre point de vue, flashbacks par voyage dans le temps, sous forme de souvenirs ou simple construction de l'histoire... j'en oublie) et cette fois la narration innove encore en supprimant les centrics, ces flashs axés sur les personnages qui caractérisaient la série pour ne proposer plus que 2 storylines éclatées: l'action sur l'île (qui se barre sévèrement en couille depuis que nos personnages se retrouvent toutes les deux minutes à différentes époque sur celle-ci) et l'histoire de nos Oceanic Six de retour à la civilisation et suivant leur destin que tout semble voué à les ramener sur l'île.


Time Paradoxe

Il n'y a pas à dire, après avoir laissé l'an dernier Jack et Ben au dessus du cercueil d'un John "Jeremy Bentham" Locke dont la mort par suicide semble encore mystérieuse, ça fait vraiment plaisir de retrouver notre bande de survivants. Du côté des Oceanic Six c'est l'état de crise. Chacun fait face à ses petits problèmes qui, semble-t-il, vont les pousser à retourner sur l'île qu'il n'étaient pas censé quitter. Jack "have to go back" on le sait depuis la fin de saison 3, et son alliance avec Ben, tellement improbable si l'idée avait été soulevée en saison 3, devient juste jubilatoire. Quant à Kate, voilà que l'on cherche à vérifier si elle est bien la mère d'Aaron: une bonne raison pour elle de prendre la fuite, chose qu'elle a quasiment fait toute sa vie. Sayid, devenu un Charles Bronson moderne avide de vengeance est mal en point après la flèche (empoisonnée?) qu'il a reçue, affaire à suivre... Moins évident cependant pour Sun qui se rapproche dangereusement de Widmore ainsi que pour Hurley qui cherche par tous les moyens à éviter l'inévitable. Ses fantômes le hantent, Ben a besoin de lui, avec un meurtre présumé sur les épaules, les choses se compliquent. Desmond et Penny restent en retrait mais l'idée de les faire revenir sur l'île ne semble pas être des plus évidentes. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l'oracle (Mrs. Hawkings) réapparaît et annonce à Ben qu'il ne lui reste que 70 heures pour mettre tout ça en place. Le compte à rebours est lancé.
Sur l'île aussi c'est la panique. Les bonds dans le temps que font les personnages rendent l'histoire encore plus complexe et déstabilisante. J'attends déjà les critiques des détracteurs qui démontent la série depuis la saison 2 (mais pourquoi vous regardez encore ?) et j'applaudis l'audace des scénaristes d'avoir créé une série aussi barrée et complexe sur un channel comme ABC. A côté de Desperate Housewives, Grey's anatomy et Ugly Betty, il y a de quoi se demander ce que fout la série sur cette chaîne. Revenons à nos personnages. Locke est en bout de course comme on le sait mais il n'a jamais été aussi passionnant. Il a enfin assumé son statut de sauveur et cela va passer par une mort (voyez-y des symboles bibliques ou scientologiques si vous voulez, ça n'empêche pas la dramaturgie du récit d'être puissante). La scène entre Alpert et lui est vraiment amère et contient déjà en elle-même la tragédie à venir. Un moment fort. Sawyer, Juliet et les 3 personnages apparus l'an dernier (Miles, Faraday et Charlotte) sont au centre des différentes intrigues sur l'île et réduire les aventures tropicales à ces personnages leur donne bien plus d'importance qu'ils ne pouvaient en avoir auparavant. Sawyer reste Sawyer et s'impose comme le Moundir local (comme le prouve sa claque à Faraday), Juliet en quelques scène s'affirme bien plus que durant toute la saison 4 et notre heroic trio semble un peu à l'ouest à l'exception de Faraday dont l'importance et le lien avec Desmond le détermine à tenir un rôle crucial par la suite, comme le prouve l'introduction de la saison où il est dans les grottes de la futur station The Orchid.


Every day, it's getting closer...

Avec cette nouvelle narration, on perçoit clairement que la fin de la série se profile à l'horizon et que les scénaristes sont en full alert pour faire s'enchaîner les péripéties et les réponses aux mystères accumulés depuis de le début. Le résultat c'est un rythme effréné qui laisse à peine le temps au spectateur de souffler. Un décalage total comparé à ce à quoi nous avait habitué la série depuis 4 saisons en prenant sont temps et en laissant de la place aux scènes plus légères. C'est également peut-être le reproche, ou plutôt l'inquiétude que l'on peut avoir à la vision de ces deux premiers épisodes. Car si le rythme et les rebondissements peuvent contenter les fans de 24 et Prison Break, il est moins sûr que ce soit ce que cherchent les fans de Lost. Espérons que les scénaristes n'oublient pas ce qui a fait le succès de la série et qui la rend intéressante à plusieurs visions, à savoir les mystères, les fausses pistes, les indices disséminés et autres messages subliminaux ainsi que les nombreuses références à des oeuvres tissant des similarités avec la mythologie lostienne. Il ne faut pas non plus que la série oublie ses scènes plus calmes, plus intimistes durant lesquelles on peut voir les personnages se dévoiler et évoluer et qui sont à l'origine des innombrables dialogues les plus savoureux de la série. La fin est proche et pourtant les scénaristes n'hésitent pas à apporter toujours plus de questions, même si l'ont sent que celles-ci sont la clé pour nous ouvrir à des réponses bien plus vastes encore. Pourquoi nos héros font des bonds dans le temps ? Qui sont les soldats aperçus dans le deuxième épisode ? Comment Locke va-t-il retourner à la civilisation ? Autant de réponses qu'il me tarde de découvrir et qui pourtant nous amènent inévitablement à la fin de la série. Comme dirais Locke "C'est le destin!".
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 16 mars 2009 16:29

Lost 5x03: "Jughead" Spoilers!!!

Lost 5x03: "Jughead" Spoilers!!!
La saison 5 de Lost démarre tambour battant et laisse chaque semaine les fans sur une soif inétanchable de percer les mystères de l'île. Cette plongée amorcée dans l'histoire de l'île via les voyages dans le temps est donc (enfin!) l'occasion pour les spectateurs d'avoir des réponses à leurs questions. Inévitablement, cet épisode 3 continue sur cette lancée et tout semble indiquer que la saison à venir risque d'être une fois de plus exceptionnelle.


Narration éclatée

Nous avions laissé nos rescapés la semaine dernière dans une situation assez inconfortable. Tandis que sur l'île nos héros se faisaient attaquer par des soldats dont l'origine est assez mystérieuse, sur le continent Ben apprenait qu'il ne lui reste que 70 heures pour rejoindre l'île. Avec ce troisième épisode de la saison, la série reprend peu à peu ses marques. Alors que le premier épisode, qui n'était centré sur personne et montrait tous les personnages pouvait désorienter les habitués, depuis l'épisode 2 la série revient à une narration plus lostienne qui se confirme avec cet épisode. Le précédent était centré sur Hurley et nous montrait ses péripéties pour sauver la peau de Sayid mais cela n'empêchait pas les scénaristes de nous montrer le destin de chacun des personnages. Avec Jughead, on revient aux vieilles formules (non, pas de retour des flashbacks ou flashforwards) mais nous voilà face à un centric (celui de Desmond) et la narration se remet à alterner des temporalités parfois simultanées, parfois sans rapport. Nous revenons donc aux aventures de Desmond que nous n'avions pas vu depuis le season premiere. Les péripéties qui nous sont racontées dans sa storyline prennent donc place en même temps que celles de l'épisode 2 centrées sur Hurley. Par ailleurs, aucune trace des oceanic six ni de Ben, la série revient à un bon vieux montage alterné qui s'étale sur deux épisodes. L'épisode alterne aussi avec la storyline sur l'île, qui à entendre le bruit de soufflement vient servir de flashback. Ce qui quelque part n'est pas totalement faux puisqu'on apprend qu'ils sont quelques 50 ans avant les évènements des précédentes saisons. Qui plus est, ces voyages permettent d'étoffer la mythologie de l'île comme le faisaient les flashbacks auparavant.


Tricky Brains

Les scénaristes apportent depuis maintenant 5 saisons un soin considérable à la série en travaillant à la fois le récit mais surtout les personnages. Un épisode centré sur Desmond, qui est à l'origine de quelques-uns des meilleurs épisodes de la série (3x08 : Flashes Before Your Eyes ou 4x05 : The Constant) était bien évidement attendu au tournant. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on est une fois de plus, pas déçu. Scénarisé par Elizabeth Sarnoff (scénariste ayant œuvré sur Deadwood et certains des meilleurs épisodes de la série: 2x20 Two for the road, 3x20 The man behind the curtain, 4x11 Cabin Fever) et Paul Zbyszewsky dont c'est le premier essai sur Lost, le duo a réussi à délivrer en 40 minutes tous les éléments pour mettre un pied bien enfoncé dans la mythologie et ce, sans créer de rupture avec les précédents épisodes. L'idée de mettre Sarnoff sur cet épisode était somme toute, logique puisqu'elle a déjà montrée à quel point elle était efficace pour retracer une longue période de la mythologie lostienne, en un flashback et sur un épisode. Par ailleurs, vu les liens tissés entre cet épisode et le 4x11 Cabin Fever, elle était toute désignée pour accomplir cette tâche. Le résultat c'est un épisode introspectif dans la genèse de la série et à la cohérence une fois de plus méticuleuse.


A long way home

L'épisode commence sur ce que la série à pris pour habitude depuis 3 épisodes, à savoir, un flashback ponctuel éloigné du reste de l'épisode. Après la scène avec Dr. Cheng lors du season premiere et celle sur le bateau de l'épisode 2, l'épisode s'ouvre ici sur la naissance du fils de Penny et Desmond. Ce dernier semble avoir bien du mal à expliquer à Penny qu'il a une mission à accomplir et cela se comprend étant donné les nombreuses années durant lesquelles ils ont été séparés. Les scénaristes arrivent cependant à montrer toute la loyauté du personnage de Desmond et ses « brother! » prennent encore plus de force lorsque l'on voit jusqu'où il est prêt à aller pour sauver ceux qui sont restés sur l'île. Il n'a pas oubliés ses compagnons d'infortune et cette idée vient se confirmer à la fin de l'épisode lorsque l'on apprend le nom de son fils : Charlie. Le face à face entre lui et Widmore, dans le bureau de ce dernier est incroyable. Revoir cette pièce, avec son tableau « ours blanc/namaste » prennant tout son sens, l'endroit où la dernière fois que Desmond y était, c'était pour se faire humilier par Widmore, souligne à quel point le séjour sur l'île l'a changé. Maintenant les rôles s'inversent ce qui lui permet de mettre la pression à ce dernier. Un Widmore apparemment touché par le fait qu'il soit sans nouvelles de sa fille (est-ce bien vrai ?) mais qui plie sous la demande de Desmond qui n'a pas l'intention d'accepter de compromis. La fin de l'épisode nous révèle enfin que Desmond doit aller à la recherche de la mère de Faraday à L.A et tout semble indiquer qu'il s'agit de Mrs Hawking (aka l'oracle ou Line Renaud pour certains fans). Un chemin logique pour faire revenir Desmond à L.A et ainsi croiser son chemin à celui des autres protagonistes.
Sur l'île, il est toujours assez drôle de voir à quel point les survivants interprétés par des figurants sont sujets aux pires tortures et aux morts les plus atroces. Après la flèche enflammée de Frogurt la semaine dernière, cette semaine ce n'est pas moins de 2 survivants qui vont sauter sur des mines. Les scénaristes ont apparemment décidés de se débarrasser des rôles insignifiants et c'est tant mieux. L'isolement des héros et le côté désespéré que prend la série n'en est que plus oppressant. Le trio Charlotte, Faraday et Miles se retrouve donc sous le joug de soldats dont on apprendra très vite l'origine : ce sont les autres ! Et ce, bien avant qu'ils n'aient investis les locaux de la Dharma initiative et se retrouvent à habiter comme une petite communauté sectaire et scientifique assez propre sur elle. Enfin, nous connaissons leurs origines et même s'il reste encore des questions en suspens (Quels sont leurs véritables objectifs ? Pourquoi ont-ils exterminés la dharma initiative ? Comment en sont-ils arrivés à devenir les habitants de la jungle environnante ?) on apprend enfin pourquoi Goodwyn possédait un couteau de l'armée et les liens avec Kelvin semblent de plus en plus évidents. L'épisode nous apprend aussi que Charles Widmore, celui que Ben pointe du doigt comme LE méchant de la série, était l'un des soldats à l'origine de la colonisation de l'île. Sa détermination à rechercher celle-ci devient plus clair même s'il reste à savoir quels sont les évènements qui vont le faire quitter l'île et l'opposer à Ben dans leur duel digne de combat Xavier/Magneto (en bien moins manichéen cette fois-ci), les pièces du puzzle s'accumulent et prennent peu à peu forme. L'origine d'une bombe à hydrogène sur l'île, le fameux Jughead du titre, qui s'avère avoir une fuite et explique ainsi les brûlures de Goodwyn apperçue lors d'un flashback de Juliet dans les saisons précédentes.
Locke, Sawyer et Juliet quant à eux parviennent à capturer deux des soldats en question, ce qui sera à l'origine des nombreuses révélations sur leurs origines. Des scènes où Juliet, personnage de confiance mais toujours quelque peu ambiguë ou avec une part de mystère regagne sa fausse naïveté et se cache derrière sa douceur comme elle le faisait en début de saison 3. Assurément, elle n'avait pas été aussi intéressante depuis une saison. La scène qui est peut être la plus intéressante de cet épisode est celle confrontant Locke à Alpert mais celui-ci ne le reconnaissant pas (du moins pas encore). Une scène qui répond à celle de leur rencontre lorsqu'il lui donna la boussole et vient éclairer le flashback de Locke dans l'épisode 4x11 Cabin Fever. Nous comprenons ainsi l'irruption d'Alpert chez la famille adoptive de Locke et pourquoi il lui demande de prendre plusieurs objets. Pour rappel, il avait choisi la poudre grise, la boussole et mauvais choix : le couteau.
L'épisode s'achève sur un nouveau bond dans le temps, cette fois dans une temporalité sans camp. A ce rythme peut-être atteindrons nous bientôt les origines de l'île jusqu'à l'époque où les indigènes (ou on ne sait qui) a construit une statue géante dont il ne reste qu'un vestige de pied à 4 orteils. Peut-être même apprendrons nous d'où vient tout ce mysticisme qui entoure l'île et qui était Jacob... à suivre.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 16 mars 2009 16:30