On repart à zéro

Rappelez vous, c'était il y a quelques mois: j'avais mis un terme à ce blog pour de multiples raisons (censure incompréhensible de la part de la modération mais aussi lassé par le blog en lui même) cependant aujourd'hui ou plutôt ce soir, j'ai décidé de tout recommencer depuis le départ.
Adieu donc tout ce que j'avais fait auparavant et bonjour à cette nouvelle ère qui sera je l'espère, meilleure que la précédente.
Je me présente donc pour ceux qui ne me connaissent pas. Je suis étudiant/glandeur et j'ai une passion sans borne pour le cinéma. Je tâcherais sur ce blog d'étaler numériquement tout ce qui me tiendra à coeur qu'il s'agisse de choses que j'aime, de coups de gueule à passer voir même certaines choses totalement dénuées d'intérêt.
Si vous voulez savoir à peu prêt sur quoi risque de porter ce blog il y a de fortes chances que vous y trouviez comme thèmes principaux le cinéma, les jeux vidéo, les séries TV, la bande dessinée (comics et manga compris)... mais aussi d'autres choses qui ne me viennent pas à l'esprit maintenant ou qui pourraient s'avérerer mineures comparées aux thèmes sus-cités.
Sur ce, je vous souhaite une bonne visite.
# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:20
Modifié le jeudi 21 février 2008 12:53

My blueberry nights

My blueberry nights
Déçu par le nouveau Wong Kar Wai. Non pas qu'il soit mauvais, le film se laisse regarder mais on n'y prend pas de réel plaisir non plus. Une chose importante semble être restée à Hong Kong: la magie de ses oeuvres antérieures.

J'ai eu comme l'impression de regarder un film hommage à Wong Kar Wai réalisé par un imitateur. Difficile à réaliser mais force est de constater que pour ce film Wong n'était que l'ombre de lui même. Il semblait se forcer à remettre des plans identiques à ses autres films pour prouver au spectateur qu'il s'agissait bien de lui (les ralentis surabondants, les nombreux plans du métro aériens en référence à Fallen angels et Happy together, Jude Law qui boit au ralenti comme Tony Leung dans Chungking express, l'ambiance bar et l'histoire des clés laissées qui rappellent la lettre laissée par Valérie Chow à Faye Wong toujours dans Chungking, Su Lynne en référence à Su Lizhen ou encore Yumeji's theme repris à l'harmonica... et j'en passe).

Avec le départ de Chris Doyle, on ne peut que ressentir l'absence de ce qu'il apportait, cette capacité à capturer une idée, une atmosphère avec une facilité déconcertante. Darius Khondji n'a rien à se reprocher, après tout, n'est pas Chris Doyle qui veux. On sent que pour ce premier essai de long-métrage en langue anglaise, WKW a aussi voulu américaniser sa réalisation. Il suffit de voir le montage des scènes comme celle de la partie de cartes (ça nous changera du Mah-jong pour une fois) ou encore la scène en voiture pour le remarquer au point que parfois je me suis pris à faire le rapprochement avec Tony Scott (!).

Le passage aux Etats-Unis est cependant réussi sur un point particulièrement attendu au tournant: les acteurs sont bons et collent au style Wong Kar Wai. Mais là encore le bas blesse, ils n'arrivent pas à être aussi attachants qu'à l'accoutumée peut-être à cause de dialogues trop fades et de voix off qui n'ont rien de réellement intéressant à raconter. D'ailleurs cette impression de vide se ressent. Le film m'a semblé court et pourtant je n'ai pas eu l'impression que l'histoire ai vraiment avancée ou qu'elle ai été d'un grand intérêt.

Pourtant scénaristiquement les thèmes chers à WKW sont là: les rencontres, l'exile, la mémoire, l'instant et la mort (encore une fois la mort de Leslie Cheung hante de le film... rappelez vous du prénom du personnage interprété par Nathalie Portman). Peut-être que cela ne colle pas à cause du "happy end" trop rare chez Wong Kar Wai qui rapproche toujours un peu plus ce film de Chungking express. Ici tout semble un peu mièvre, beaucoup moins poétique que dans ces oeuvres précédentes et cela favorise à considérer le film comme creux.

Alors malgré cela le film semble être un Wong Kar Wai mais un Wong Kar Wai qui y met de la mauvaise volonté. Cela paraît faux et ça se ressent. Le film ne m'a pas vraiment ému et c'est regrettable... J'attends avec impatience The lady from Shanghai pour voir la tournure que prendra la carrière de ce réalisateur qui me déçoit pour la première fois.
# Posté le jeudi 29 novembre 2007 18:56
Modifié le lundi 16 mars 2009 16:41

Indiana Jones et le royaume du crâne de crystal: C'est qui le fossile ?

Indiana Jones et le royaume du crâne de crystal: C'est qui le fossile ?
George Lucas a depuis longtemps assuré sa retraite, il devrait donc arrêter de sacrifier ses grandes sagas, points d'orgue du divertissement cinématographique, sur l'autel du pognon. Diable ! On ne touche pas à l'une des trilogie les plus sacrée du cinéma, surtout lorsque celle-ci commence et se termine avec les années 80 et qu'elle en porte à chaque séquence l'essence, que dans la manière dont les films ont été pensés, dans la manière de procéder ils en sont l'un des plus beaux témoignages.

Mais dans le film, comme dans la réalité le temps a passé et souvent il n'est porteur que de dégât. Finis les années 30 donc, maintenant Indy promène son chapeau au cours des années 50. Qui dit autre époque, dit également autre ambiance, et si la photographie claire, lisse et pastel colle bien à l'époque il est regrettable de d'admettre qu'elle ne colle pas du tout à l'univers de l'aventurier. Cela manque de grain, de noirceur et donne l'impression d'être face à un blockbuster quelconque des années 2000. Les effets spéciaux, autre symptôme du temps qui passe et l'utilisation abusive de CGI sont malheureusement l'occasion de se rendre compte qu'en plus d'être affreusement laid (ah ses foutus marmottes, les singes, l'extra terrestre et j'en passe...) ne rendent pas les aventures plus palpitantes, d'autant plus que le film manque cruellement de grande scène d'action qui marquera le spectateur à vie.

L'univers n'est plus le même, il est devenu fade, en toc et le côté épique de l'aventure s'est perdu au cours des deux décennies séparants cet opus du précédent. La réalisation est plate, manque de souffle. On ne retrouve plus la malice et l'inventivité du Spielberg des années 80. Même les très belles partitions de John Williams ne parviennent pas à relever le tout. On reprend les thèmes connus (par ailleurs aucun nouveau thème marquant) et on l'applique sur l'image. Parfois cela ne colle pas du tout et on se retrouve avec de grandes envolées alors qu'à l'écran rien ne se passe. John Turtletaub aurait-il réalisé cette suite ? Rien n'est moins sur.

Venons en enfin, et peut-être au point le plus dramatique de cet opus: le scénario. Qu'est-il arrivé a Lucas pour qu'il refuse de la sorte le script de Frank Darabont ? Car à la vue de ce que nous a pondu David Koepp il y a de quoi rester pantois. Le titre du film était annonciateur d'une régression mais on ne s'attendait pas à ça. Le scénario est bancal et même le film terminé, on n'est toujours pas rentré dans l'action. On se demande même si le film a démarré à un moment. Le rythme est lent, parfois on s'ennui, il y a certes quelques scènes comiques par-ci, par-là mais parfois elles chutent dans l'incohérence (Indy dans les sables mouvant qui n'use pas se son fouet pour amener la scène du serpent), et cela manque clairement de voyages. Un simple aller-retour en Amérique centrale/du sud c'est assez peu pour notre aventurier. Les personnages sont vraiment fades, inconsistants et pas développés (la palme du ridicule va à Cate Blanchett). Qui peut me dire à quoi on servit les personnages interprétés par Shia Labeouf, John Hurt, Ray Winston ou Karen Allen ? C'est simple: à rien. Ils sont là mais n'ont guère vraiment de présence et n'apporte pas de réels enjeux. A part quelques scénettes entre Indy et eux, les relations sont tout bonnement délaissé au profit de... bah rien, le film est vide de tout. Tout comme les aztèques, que l'on ne voit qu'une minute à l'écran alors qu'il s'agit de la civilisation centrale de cet opus. Plus bancal que le scénario d'Indy 4 tu meurs. D'ailleurs Indy, il aurait mieux fait de prendre sa retraite. Il est trop vieux pour ces conneries. Avant c'était vraiment l'archétype de l'aventurier cool, mais maintenant c'est un vieux con auquel son costume ne va même plus. Quand il haïssait les nazis, passe encore malgré le côté caricatural mais quand il se met à aimer Eisenhower on se dit que le perso a mal vieilli.

Entrons maintenant dans le gros du scénario : l'histoire. Et là accrochez vous car c'est n'importe quoi. On sait que Spielberg aime les extra-terrestres mais cette fois il aurait mieux fait de s'abstenir surtout lorsqu'ils sont totalement dénués d'enjeux. Entre ça, Indy qui se cache dans un frigo pour éviter une explosion atomique, Mutt qui joue les Tarzan en se balançant de liane en liane et le mariage d'Indy (symbole de la liberté, de l'homme sans attache) qui paraît totalement injustifiée puisque les concernés ne se supportent pas, on se demande ce qu'avait fumé Koepp, Spielberg et Lucas pour donner leur aval à un truc pareil. C'est plus manichéen que jamais. Avec les nazis passe encore mais lorsque les communistes sont assimilables à ces derniers et ce, sans aucune nuance on peut quand même s'inquiéter. On sait que Spielberg est un réalisateur manichéen par excellence mais à ce niveau là... on tombe dans le divertissement bête et sans qualité.

Une déception donc, la fin d'un mythe, un opus qui viendra ternir la saga comme l'ont fait les dernier revival de grandes sagas des années 80 (Die hard 4 en tête). Lucas peut mettre en chantier les suites qu'il veut désormais, car dans le coeur du fan que je suis, la saga s'arrête au troisième opus.
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 21:24
Modifié le lundi 16 mars 2009 16:20

Metal gear solid 4: guns of the patriots

Metal gear solid 4: guns of the patriots
Metal gear Solid, trois mots qui résonneront à jamais dans mon esprit de gamer, et plus simplement dans mon âme d'être humain comme l'un des plus doux échos du jeu vidéo. Je vous préviens d'emblée que cette saga, que j'ai eu le plaisir de parcourir de nombreuses fois et pendant des dizaines et dizaines d'heures au cours des neuf dernières années, est ce que le jeu vidéo à fait de plus réussi à mes yeux. C'est avec elle que j'ai vécue mes plus beaux moments vidéoludique et c'est avec elle que se tourne une page du jeu vidéo, à savoir, celle des jeux faits avec minutie et détermination afin d'atteindre le stade de plus proche de la perfection. C'est en effet avec Metal gear Solid 2 (sorti en 2002 et toujours mon jeu préféré) que j'ai découvert que le jeu vidéo pouvait être autre chose que du divertissement et pouvait être un moyen d'expression mais aussi de l'art. C'est d'ailleurs à cause de MGS4, que le 12 juin dernier, j'ai fait l'acquisition d'une Playstation 3. Maintenant que je vous ai prévenu sur ma condition de fan, je tient tout de même à rassurer et vous informe que l'avis qui va suivre, s'efforcera d'être le plus objectif possible.

Les différents trailers du jeu nous avaient laissé entrevoir un monde en proix à la désolation à cause d'un système économique qui repose largement sur la guerre. Le choc fût bien sur de voir Snake, désormais vieillissant et affichant une allure pathétique, marqué par la vie, bien loin de l'image du héros charismatique et sans faille que nous renvoyaient les deux premiers opus (et en quelque sorte le troisième). C'est dans ce contexte, crépusculaire et poignant pour les fans, qu'il va falloir faire face au dernier chapitre de la tétralogie, car oui, MGS4 marque la fin du scénario initié voilà 10 ans avec Metal gear Solid (les opus msx se suffisant à eux-mêmes).

Commençons par ce qui viens à l'esprit une fois le jeu pris en main. Déjà, c'est beau. Les mauvaises langues aurons beau critiquer les textures archaïques, j'y vois pour ma part de la mauvaise foi alors que ces mêmes personnes félicitent les graphismes grossiers d'un GTAIV, pourtant bien inférieurs (passé sur next gen, c'était le minimum que pouvais faire Rockstar, pas de quoi s'extasier donc). Le monde dans lequel on est plongé est immersif. Comme Kojima l'avait promis, c'est la guerre et il est donc bien plus difficile de se cacher aux yeux de l'ennemi ainsi que se frayer un chemin.
Une fois les cinématiques d'intro achevées, il est temps de prendre le vieil homme en main, et là, les premiers pas dans la peau de Snake sont assez déroutant. Laissant tomber le système old school des précédents épisodes (caméra fixe au dessus du personnage), le gameplay a radicalement changé et entre dans ce que certains testeurs appellent la modernité. Alors certes on peut déplacer la caméra autours de Snake, certes on peut tirer en caméra épaule, certes on peut se déplacer en vue à la première personne et certes on peut marcher accroupi, mais une question en tant que fan de la saga me vient en tête: Faut-il vraiment qu'un jeu entre dans la modernité pour qu'il soit bon ? Car si le jeu permet en effet plus de possibilité dans les mouvements, il est regrettable de voir qu'une telle uniformisation du gameplay fasse perdre de sa saveur au jeu qui ressemble de plus en plus à un Splinter cell (croisé avec Call of Duty 4 pour les phases FPS), et donc un peu à l'ensemble des jeux vidéo.
Un autre aspect touché par cette "évolution stylistique" est le design global du jeu. Que ça soit la manière dont les objets sont représentés sur la map (maintenant des objets réalistes et non plus de grosses icones flottant en l'air) ou bien l'apparence des barres de vie, des informations apparaissants (avec leur police de caractères orange) ou encore des menus, tout s'est orienté vers le réalisme et vers un design high tech beaucoup moins "old school" (mais attachant) et donne là encore l'impression d'être face à un jeu d'action quelconque de la fin des années 2000.
La saga MGS avait sa marque de fabrique, et ses habitudes old school lui donnaient de la personnalité, pas sûr donc que le choix d'entrer dans cette "modernité" ait été le plus judicieux, car de nos jour, un même gameplay pour la saga aurait toujours fait preuve d'originalité par rapport au reste de la production vidéoludique. Cela dit, il est très efficace et ne semble guère pâtir d'une quelconque faille majeure, si ce n'est peut-être le trop grand nombre d'actions pour les nouveaux venus et le sentiment que certaines actions sont moins instinctives pour les habitués (comme devoir appuyer sur triangle pour se coller à un mur).

Maintenant que l'on a fait le point sur la maniabilité, penchons nous sur ce qui fait l'aventure, à savoir le déroulement du jeu. Première surprise, cette fois pas de longue mission qui donne l'impression de vivre jusqu'à l'épuisement les péripéties du héros. Ici, le jeu est divisé en 5 actes, tous répartis à différents coins du globe. Si on gagne en variété des lieux qu'il est possible de visiter, on y perd en "expérience". Je ne parle pas d'expérience de gameplay, je parle ici des émotions ressentie au cours de l'aventure, ce qui nous fait entrer de plein pied dans l'univers et nous fait oublier tout le reste. Cette fragmentation en acte est donc à mon sens un pas de plus vers l'uniformisation du gameplay de la saga et oublie un peu ce qui a fait l'originalité des précédents opus. Par ailleurs, difficile de retrouver au cours de l'aventure l'ambiance des trois premiers MGS. Si les deux premiers actes trouvent leur originalité en nous plaçant dans un contexte de guerilla, le troisième acte se distingue par une longue mission de filature, le quatrième joue plus sur la nostalgie que sur ce qu'on y fait (soit pas grand chose), quand au cinquième, ce n'est qu'une vulgaire succession de phases d'action entrecoupées de cinématiques et de QTE. Un peu décevant donc, de voir l'orientation prise par le soft. Alors que les trois premiers opus nous donnaient à jouer dans un monde où il était nécessaire de faire de multiples allers-retours et de résoudre des énigmes (le troisième avait déjà amorcé une régression en la matière) cette fois le jeu est constitué de niveaux couloir, assez longs, dans lesquels on ne revient jamais sur nos pas et qui donnent l'impression d'une certain répétitivité (avancer, tuer, avancer, tuer...ou selon la tactique avancer, éviter, avancer...). Et si ce n'était que ça, mais c'est oublié la présence d'écran de chargements assez peu agréables comparés aux noms des zones des précédents opus. Autant d'éléments qui donnent la sensation d'un jeu imparfait et laisse un goût amer dans la gorge du joueur.

Pour ce qui est de la finition du jeu par contre, pas de quoi s'alarmer, Kojima a été fidèle à lui même. Si l'on peut tout de même critiquer le manque de discussions codec (car oui, il y a des fans qui appellent dix fois chaque personnages dans chaque zone du jeu et après avoir essayé chaque type d'action possible pour savoir ce que le gus a à dire sur le sujet) le joueur va trouver son compte dans le nombre d'interactions cachées, de scenarii possibles suivant la manière de jouer, de bonnes idées (la manière de battre Screaming Mantis) ou encore du nombre incroyable de babioles à débloquer (on notera que Kojima s'est fait plaisir avec pas moins de 70 armes disponibles). La durée de vie n'est pas en reste si l'on essaie en plus d'obtenir tous les rangs possibles suivant les statistiques obtenues en fin de partie et avec Metal gear online en bonus, il y a vraiment de quoi y passer des nuits blanches.

Autre élément essentiel de la saga, si ce n'est principal, le scénario et ses personnages. Et sur ce point, le jeu est décevant. Certes, il n'y a pas à remettre en question les personnages. Ceux-ci sont plus charismatiques que jamais. On sent que le passage sur next gen a eu un impact sur leur manière de se tenir, sur leurs expressions faciales et à ce niveau, on a presque l'impression d'avoir à faire à des êtres humains. Mais quel intérêt de faire revenir tous les persos des précédents opus, même les plus improbables et inutiles (la palme pour Mei Ling) si ce n'est pour faire plaisir aux fans ? Les boss quant à eux sont largement en dessous des opus précédents niveau intérêt et celà, à cause d'un design limité mais surtout d'un background inintéressant et donné de manière sporadique et répétitive (un coup de fil de Drebin après chaque victoire contre l'une d'elle). Les combats contre la Beauty & Beast unit se retrouve donc dénués d'enjeux et de tension. Bien dommage!
L'histoire est elle aussi assez décevante. Si elle reste de bonne qualité par rapports à l'ensemble de la production vidéoludique, en revanche, pour du Metal gear Solid, c'est convenu, prévisible, parfois invraisemblable, ça n'évite pas certains poncif (Big Mama quoi! ou le mariage de fin), certains passages auraient pu, auraient dû ne pas exister (la scène avec Big Boss) et on constate une abondance de liens de la part de Kojima alors que ceux ci n'étaient pas justifiés (Paramedic = dr. Clark... ouais mais ça change quoi ?). Il est d'autant plus dommage que tout ceci soit plaqué sur une mise en scène assez ridicule, singeant les blockbusters nanarisant si cher à Jerry Bruckheimer et Michael Bay... révise tes classiques Hideo, je t'en supplie.
L'aspect narratif du soft est donc à mon sens, le plus décevant du jeu, le scénario étant trop simpliste et l'épilogue décevant et ridicule pour la plupart.

Si l'on essaie de tirer un bilan à cet opus, c'est là que le jugement devient difficile. En tant que fan de la saga, et en comparaison des autres opus, ce final est décevant à plus d'un titre, mais en tant que jeu vidéo, et comparé aux autres titres next gen c'est un très bon jeu. Les limites entre les qualités et les défauts sont par ailleurs assez floues et ne relèvent au final que d'un jugement de goût pour la plupart d'entre eux: certains préfèrerons le gameplay de MGS4, d'autres le conspuerons, il est donc difficile de donner un avis objectif sur la question. Constatons juste que le jeu est une réussite vidéoludique mais qu'à cause d'un certain nombre de faiblesses irréfutables, ce n'est pas un dénouement à la hauteur des attentes.
# Posté le samedi 05 juillet 2008 21:08
Modifié le dimanche 03 mai 2009 09:08

The Dark Knight

The Dark Knight
Depuis le retour gagnant de l'homme chauve souris amorcé avec Begins en 2005, les fans, les cinéphiles et tous ceux qui apprécient ses aventures attendaient donc avec impatience cette suite, qui avant même sa sortie était déjà teinté de l'aura d'un film culte. Qu'il s'agisse de prime abord du Joker, entrevue dans le trailer, qui était vraiment impressionant, mais aussi de la mort de Heath Ledger qui a définitivement su apporter à son rôle une touche de noirceur supplémentaire, The Dark Knight aura su créer le buzz.

Force est de constater une fois sortie de la salle que le film a tenu ses promesses. Le regretté Heath imprime la mémoire du spectateur en incarnant un joker voué à entrer au panthéon des plus grand méchant du cinéma. Si le Joker incarné par Nicholson (désolé, la comparaison était inévitable) était clownesque et cabotine, le Joker cuvée 2008 est plus sombre, plus inquiétant et beaucoup plus ambigue et imprévisible. Le côté psychopathe gagne en valeur ce qui colle à l'univers plus sombre et psychologiques des films de Nolan.

C'est donc avec un ennemi à sa taille (et les affiches promotionelles ont bien comprises son importance) que Batman se retrouve face à face. Si Begins était entièrement axé sur Bruce Wayne/Batman (et peu importe les Ras Al Gul et autres Scarecrow, par ailleurs laissé en retrait exprès pour mettre le héros en valeur) cette suite choisi de placer au coeur de son récit 3 personnages à l'importance quasi équivalente, à savoir Batman, Harvey Dent et le Joker. Cette dynamique supporte très bien le rythme du récit mais se voit contrainte de laisser de côté certains aspects de Bruce Wayne, comme son côté sombre et sa schizophrénie, ce qui est un poil décevant lorsque Begins les mettait en valeur. Quant à Harvey Dent, le personnage semble avoir été traité comme un héros déchu. D'un côté, celà colle assez au personnage tel que nous le montre Nolan mais on est loin du "villain" présenté dans la bande déssiné. Il faut se faire à l'idée: le vrai méchant du film est le Joker, Two-face ne sera au final qu'un personnage entre les deux, moitié gentil, moitié méchant. Avoir brouillé les lois des camps avec ce personnage reflète l'idée que porte Harvey Dent: "mourir en héros ou continuer jusqu'à devenir le méchant". Il est d'autant plus interessant que la fin nous montre un Harvey Dent réabilité pour la postérité et un Batman endossant les crimes de cet ennemi. Begins avait déjà sa dualité Wayne/Batman, il y a désormais la dualité qui le lie à Dent et toute l'ironie sur leur qualité de "white knight" et de "dark knight". Alors qu'Harvey Dent était le héros de Gotham au grand jour et Batman celui qui agissait dans l'ombre, Batman devient le criminel innocent et Dent le héros secrètement coupable. On pourra toujours imaginer que le côté méchant de Two-face sera plus prononcé dans un futur director's cut. Le film ne dure que 2h30 alors que Nolan annonçait un montage de 3 heures. C'est d'autant plus plausible que le film nous dit que Two-face à commis 5 crimes mais seuls 2 sont montrés à l'écran.

Côté réalisation, Nolan s'éloigne des bases sur lesquelles il a construit Begins. Alors que Begins instaurait un univers très pictural avec des teintes jouant sur les jaunes et noirs, The dark Knight présente des couleurs plus réalistes. L'univers en sort grandement changé. La ville elle même est différentes. Begins instaurait une architecture grandiloquante, surréaliste, alors que The Dark Knight fait encore une fois preuve de réalisme en transformant cette vision. Un parti pris assumé mais qui s'éloigne malheureusement encore un peu plus du côté grande ville ténébreuse telle qu'elle l'était dans l'anime de Bruce Timm.
De même, Begins avait une réalisation plus intimiste, très axé sur Bruce Wayne, cette suite apporte plus de dynamisme avec sa motrice axé sur 3 personnages. C'est aussi le cas dans les scènes d'action dans lequelles Nolan n'a jamais excellé. Alors que Begins délaissait l'action (la scène finale était assez molle, avec des plans long, une caméra posée, des persos peu impliqués et beaucoup de bavardage) The dark knight au contraire est plus speed, plus fouilli aussi. Certaines scènes sont pour le moins illisibles et s'enchainent n'importe comment. Alors on sent que c'est fait avec plus d'implication que le précédent film (la course poursuite dans le tunnel est géniale) mais aussi avec quelques maladresses ce qui donne un côté assez bancal à la réalisation. On trouvera malgré tout agaçant certaines séquences ou Nolan tourne autours de ses personnages. Il a beau s'amuser avec sa caméra Imax, celà devient soulant à la longue. Le scénario aussi semble parfois avoir été fait à la va vite avec certaines idées assez peu subtiles et peu élégantes à l'écran (comme la scène digne des experts ou ils reconstituent une balle éclatée dans un mur ou bien la scènes des téléphones sonar). On peut aussi s'étonner de voir l'importance prise par une scène comme l'escale à Hong Kong pour coffrer un personnage peu important à l'intrigue. Il aurait été plus interessant de se recentrer sur Gotham et d'instaurer une atmosphère clautrophobique à la mégalopole. Ces quelques faiblesses scénaristiques sont certes mineures mais agacent lorsqu'on pense au film qu'on aurait put avoir s'il n'en avait pas été ainsi.

A défaut d'être un des meilleurs films de tous les temps (j'entend par là, la 3e place qu'occupe le film sur le top 250 d'IMDb) The dark knight est un très bon blockbuster doublé d'une bonne adaptation de comics. S'il est difficile de dire que c'est la meilleure, il est en tout cas certain qu'elle occupe une bonne position parmis celles-ci.
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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 20:04